Eloge des abricots secs…

En voila une affaire, la souris manque de fer…Jeu de mots de bon aloi, pour saluer l’artiste qui nous a quitté, mais aussi pour illustrer une réalité. Il semblerait bien, on m’indique dans l’oreillette et les résultats sont formels, que je suis anémiée ! Comment je le sais, pour sûr et certain et sans envie de me faire plaindre? Les analyses sanguines. Formelles. Indiscutables! En effet, je subis une intervention à la fin du mois et à ce titre, comme on ne plonge pas les gens -ni les souris- dans le coma à l’emporte-pièce, on va voir ce que raconte votre sang, d’abord, histoire de… Eh bien voila ! Le mien manque de fer. En effet, le minimum est à 12 tout âges confondus, et moi je suis autour de 9. Encore une contre-performance et des chiffres qui me contrarient. Si même mon sang s’y met, c’est sûr, je ne vais jamais gagner en vitesse !

La dame du laboratoire m’indique très doctement que je dois être passablement fatiguée. Et qu’il doit m’être pénible de monter un escalier…Je me demande si elle parle de celui de 5000 marches qu’on a monté au Sri Lanka, car à la réflexion, c’est vrai qu’il n’était pas facile. Surtout en pleine nuit. Mais sinon ? Non mais ça va hein, cessez de me scruter avec vos yeux plein de pitié, je vais très bien. Juste, je suis « calme » en ce moment. C’est pas physique, j’ai juste décidé d’être zen. Et puis physiquement, je vous dis que je m’en sors…J’en veux pour preuve que dimanche j’ai couru…25kilomètres…et que vu mon rythme de malade mentale, ça m’a mis 3 heures…Bon en fait, peut-être bien que si je gagnais un peu de fer, j’aurais moins l’impression de voir Dieu au 17e kilomètre et surtout que j’arriverais à accélérer…Néanmoins, je suis assez contente de moi car 25 kilomètres, c’est 25 kilomètres et c’est record. Ne boudons pas les joies simples de l’existence, qu’on se crée tout seul, au surplus.

Maintenant, il faut tout de même réagir. Qui sait, une performance mondiale est peut-être en jeu? Cessez de rire, je vous entends hein ! Franchement…

Ma belle-mère m’a chopé des compléments alimentaires. Mon chat me donne des dattes d’Algérie, » les meilleures pour courir« , bien entendu, et des abricots secs qui me rappellent mes goûters d’écolière, quand je tentais vainement de les dealer en CM1 contre des BN chocolat  fourrés de folie, mais que je me ramassais râteau sur râteau car les abricots avaient moyen la côte, déjà à cette époque…Mais qu’importe les souvenirs malheureux, aujourd’hui les abricots sont mes potes et je vais me refaire une santé. Et ceci soulève un modeste questionnement dans ma tête de rongeur curieux.

Que peut la volonté sur le physique? Certains ne montent pas un escalier pendant que d’autres déplacent des montagnes. C’est ainsi, comme le dit l’adage, « il faut de tout pour faire un monde« …Certes, mais… Quelle est la part de chance? La part de constitution? La part de volonté? Et dans quelle proportion a-t-on besoin de chacune pour réussir? Je parle toujours de course à pieds. Mais pas que,  vous avez  bien suivi…

Je laisse ceux qui me liront éventuellement se faire une idée, une réponse. Quant à moi, je pense à ce fou génial de M.Jordan qui dit « you have to expect things of yourself before you can do them« . Et à la réflexion, ça doit bien inclure les soucis de carences en vitamines.

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Ensemble.

Dimanche, sortie longue, c’est à présent une petite routine, rassurante et gratifiante. Mais cette fois le groupe que nous formons subissait une désaffection, aucune fille et simplement mon coach Chat et ses deux comparses masculins. Après s’être rendus ensemble au lac Daumesnil sur un rythme de 9.5kms heure d’échauffement pour eux et déjà rapide pour moi, les hommes ont fait gentiment deux tours de lac avec moi et puis sont partis comme des flèches vers d’autres horizons sportifs, loin dans la forêt. Moi j’ai alors repris sagement mon rythme de longue distance, qui plafonne pour le moment autour de 8.5kms heure. J’étais rendue au 4eme tour quand le moral s’est fait la malle. J’avais mal à la hanche, au pied, au cœur. Il me restait 4 tours encore à faire, soit pas loin de 8 bornes pour faire dans les 20. A ce moment là, je lorgnais sur les bancs en envisageant sérieusement la possibilité de me rouler en boule sous l’un d’eux, discrètement, en attendant que les garçons reviennent me chercher. Tout le monde me dépassait et j’avais un peu honte. « Je suis vraiment lente« , me disais-je intérieurement. Mais avec les douleurs diverses et variées et pour espérer tenir au moins deux heures, pas moyen décemment d’accélérer. Je dois donc faire contre mauvaise fortune, bon cœur. Ce qui n’est pas une spécialité de la maison.

Perdue dans mes pensées, je dépassais tout de même un petit grand-père. Un certain âge mais une foulée sûre et régulière. Le genou emberlificotée dans une protection. » Il a du se blesser » me dis-je en le doublant, l’air détachée, alors que je galère dans le dedans comme une perdue. Je me dis qu’à vaincre sans difficulté on triomphe sans gloire et que c’est tout de même un senior, au surplus sans doute blessé et qu’ainsi, objectivement, il n’y a pas grand honneur à le gratter…Cette honnêteté intellectuelle me pique l’orgueil…Je me ravise. En même temps, *moi aussi je suis blessée* et je suis débutante en course à pieds, septembre 2010 ça ne fait jamais que 7 mois, rien sur une vie de 31 longues années ! Je décide donc, sans vergogne, d’être contente de mon coup: tout le monde ne me sera pas passé devant aujourd’hui !

Mais alors que je savoure cette victoire haute en hypocrisie, j’entends derrière moi une foulée régulière se rapprocher inexorablement. Je tourne furtivement la tête. Le senior me rattrape, doucement, mais surement ! Je tente une accélération désespérée, mais ma hanche me pique et mon corps de conception Ikéa me trahit cruellement. Le voila qui m’est passé devant à  nouveau ! Cette humiliation ne saurait rester en l’état: je cherche la ressource plus mentale que physique et mine de rien du tout, je le redouble, le menton haut et le regard vide, fixé sur l’horizon. Je prends un peu d’avance, moyennement sereine et reste vigilante. Arrive alors la petite montée, avant que les chemins ne se séparent entre droite et gauche. Et voila que mon grand-père est à nouveau dans mes chevilles,  je me dis que cela ne se peut et bing, tergiversations passées, dans la montée, il m’a gratté. Il a ensuite pris sur la droite et moi, je vais à gauche. Je le lorgne s’éloigner, à son rythme de sénateur, sans doute bien content de lui tandis que je fulmine.

Je suis encore sous le coup amer de cette « gratade » sidérale, quand, revenue sur l’unique chemin, je vois quelques mètres plus loin mon challenger qui semble avoir ralenti. Je me dis que c’est là ma chance fourbe et je cale une petite accélération de derrière les fagots. Me voici enfin revenue à sa hauteur, je suis sur le point de le doubler, gorgée de rogne, quand il reprend un rythme similaire au mien…Diantre. Que faire alors? Réfléchir. Je décide de rester un peu tranquille. Après tout, je suis bien, là, calée à l’abri derrière lui, dans ses baskets, protégée du vilain vent gris. Ça m’aide en réalité. Et tranquillement, on est déjà dans le 5e tour avec ces péripéties…Et puis sans doute en réalité que l’homme ne s’est rendu compte de rien et que tout est dans ma tête. Il fait son jogging tranquillement et ne se soucie pas de moi, peut-être qu’il ne m’a même pas remarquée.

Au bout d’un moment, je le vois fatiguer et ralentir. Je décide donc de le doubler. Mais au lieu de filer sur 200mètres pour finalement le retrouver un peu plus loin comme une cruche, je décide de me mettre simplement devant lui et voir ce qu’il va faire. Le fait est, coïncidence étrange, qu’il reste derrière moi, à son tour, dans mes talons. On a presque fini le 5e tour et je me sens alors « obligée » de garder un rythme, comme il semble s’être calé à son tour. Nous voila à entamer le 6e et il se met à ma hauteur, en accélérant légèrement. Je le suis, c’est finalement très sympa. On court vraiment au même rythme. Je peine assez rapidement néanmoins et il ralentit. Je me recale derrière lui et lui baisse les bras en soufflant. Je l’imite machinalement. Il tourne un peu la tête derrière, dans ma direction. Quand nos chemins se séparent après la montée, je me demande si je ne suis toujours pas en train d’inventer un partenariat qui n’existe que dans ma tête. Je fais mon bout de chemin toute seule quand je vois un peu plus loin mon acolyte faire des tours et des contours dans l’herbe mouillée…On dirait qu’il perd du temps. Tant et si bien que je le rejoins sans forcer. Et nous voila repartis pour un tour, c’est le cas de le dire. Cette fois, c’est moi qui tente une petite accélération et lui de me suivre. Et ainsi de suite.

On a couru jusqu’au fameux 8e tour et grâce à ce monsieur, je n’ai pas vu le temps passer. Quand les garçons m’ont retrouvée,  j’avoue que  je ne savais  toujours pas vraiment à quoi m’en tenir quant à cette drôle de rencontre, réelle bien que silencieuse ou totalement imaginaire. Mais alors que mon coach chat arrivait à ma hauteur, le petit monsieur m’a fait un grand sourire et quittant le lac m’a dit  » Super, merci ! »

Je suis restée une seconde interdite et j’ai finalement répondu un peu gênée: « Euh…Non c’est moi qui vous remercie, vous m’avez bien aidée, bon dimanche !« . C’était donc vrai. On avait bien couru dans les 8 bornes ensemble, sans un mot, mais en se comprenant tout à fait. L’un et l’autre, on s’était soutenus. Ce qui semble fou c’est que vu de l’extérieur, on apercevait juste un vieux monsieur et une jeune femme qui ne courraient pas bien vite. Rien de spécial,  rien d’éclatant, rien à en dire. Mais pour moi, peut-être pour nous, je crois que c’était important et un peu magique, de rencontrer quelqu’un, comme ça, d’une autre génération, et le temps d’un jogging, partager du temps, et toutes proportions gardées, à notre niveau, de la douleur et du dépassement.

D’ailleurs, du moment où il est parti, tout m’a lâché. Les douleurs sont devenues intolérables, le tour n’en a pas fini de finir, je me suis foulée superficiellement la cheville et j’ai du rentrer en claudiquant, à nouveau toute seule. L’après-midi, je ne pouvais plus poser le pied par terre tellement j’avais mal.

Mais cela n’a pas d’importance. La douleur passera. En revanche, ce petit moment, cette petite heure, ces quelques kilomètres ont ramené l’espoir. Dans un monde occidental où les gens s’évitent, ne se regardent plus, il reste néanmoins une place pour le partage, pour le lien, pour l’entraide. Nos conditions de vie sont aujourd’hui privilégiées, mais non sans ironie, le confort dont nous jouissons nous éloigne les uns des autres. Le sport semble l’un des derniers bastions d’humanité: dans la douleur et la difficulté, même modestes, chacun se rappelle alors fugitivement qu’il est vivant au même titre que l’autre gars qui coure à son coté, quel qu’il soit. Et dans cet espace temps limité mais bien réel, on prend congé de son égoïsme pour retrouver une forme d’altruisme et un certain enthousiasme à n’être, pour une respiration, plus tout à fait seul.

 

 

 

Back in business !

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La souris n’est pas morte ! Elle était allée fureter 3 semaines au Sri Lanka. Elle a vaguement couru sur les plages, mais elle a surtout été paresseuse question course à pieds. Enfin relativement car le voyage en sacs à dos, ça bosse insidieusement ! Entre les balades sauvages, les montagnes grimpées en tongs, les pics montés en pleine nuit à 2H du matin ( Pic d’Adam, 7 kms de dénivelé !) , les bus locaux, les routes poussiéreuses où personne ne vient…Ça envoie ! C’est bien simple, la souris est partie faisant 48.5 kilos et est revenue à 45.5 kilos ! Son chat aussi a perdu 3 kilos. Pourtant, on a mangé plein de curry et de fried rice…On le jure !

En même temps, à l’heure où j’écris, le « gras » est revenu, il ne reste à peine qu’un petit kilo pour voler et je serais revenue à mon poids de souris habituel. Néanmoins et mine de rien, dimanche dernier, pour la reprise de notre sortie longue en groupe, je n’ai pas été naze, au sens j’ai quand même tenu 20 bornes. Et 20 bornes tous les dimanches, c’est bien, me dis-je.

On a parlé « temps » avec le coach chat, pendant les vacances, et force est de constater que je suis très lente. Une souris escargot ! Je cours depuis peu alors peut-être que finalement mon temps sera plus près de 5H que de 4H. Au surplus, en Mai je vais être arrêtée comme je subis une opération fin avril qui nécessite un arrêt total du sport pendant un mois.  Ce n’était pas prévu, c’est une vilaine tuile. C’est la vie, me direz-vous. Quand on cumule sésamoides moisis, vacances oisives pour cause de chaleur accablante, opération inopinée suivie de convalescence et peu d’expérience, il faut avoir des objectifs raisonnables. A noter que finir, en soit, ce sera déjà super dans ces conditions. Et il y a des marathons tous les ans après tout, je ne vais pas m’arrêter de courir une fois Berlin passé. J’ai toute la vie pour faire 4H, l’important c’est déjà d’en boucler un.

Je demeure plus motivée que jamais et même si les conditions ne sont pas toujours idéales, je compte bien faire de mon mieux et pour le mieux en septembre prochain.

Je voulais aller courir aujourd’hui mais le temps n’est pas très clément, alors je tente d’attendre demain pour voir si c’est mieux. Quand on revient d’un pays où il fait beau tout le temps, on a peur de la pluie… Je me suis fixée 40 bornes par semaine comme minimum pour avril sachant que mai est condamné à l’inaction. En juin, il restera 4 mois pour en mettre un énorme coup. Tout est toujours jouable, hauts les cœurs ! 🙂

 

 

Par un beau dimanche matin, pluvieux et venteux…

 

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Voila ce que faisait la souris. Mais pas seule, qu’on se le dise. Au royaume des dingues heureux, nous comptions par cette superbe matinée d’apocalypse: Florian et Maud, qui ont tenu 10 bornes et ont du cesser pour cause de douleurs au genou ( clap clap clap quand même!), Kenza qui a tourné avec moi autour du lac Daumesnil comme un lapin mécanique sous acide ( avec toujours bien 500m d’avance sur moi ! Elle déchire trop, faut que je progresse !  Si tu me lis, je crois que c’est grâce à ton headband ! ^^) et dans la forêt, Serge ( dont on salue l’heure de retard!) Seb et le Coach Chat.

Tout ce petit monde mis à part Maud et Flo aura fait entre 22,5 et 28 bornes.

Le Voltarene a bien servi, on a testé pour vous les pâtes de fruits en cours de séance ( c’est dégueulasse et ça colle aux dents-NdlR), le Smecta en pansement gastrique ( Nickel!), les t-shirts en viscose sans pansements sur les tétons ( verdict validé par deux éléments masculins: bah ça saigne!) mais aussi les Asics Fille Spéciales pour pronateur qui semblent remonter très haut sur la cheville, derrière également, et ont fait de belles ampoules infectées à Kenza qui avait les pieds dignes d’un stigmate du Christ…

Sur ce, on s’est tous retrouvés chez nous, HS mais contents, autour des pizzas géantes de Pizza Hut. Parce que mine de rien c’est pas loin de 1200 calories que personnellement j’avais cramé pour cavaler autour de ce p*** de plan d’eau pendant plus de deux heures !

La réalité, c’est aussi qu’à ce stade, tout le monde a mal. L’un au genou, l’autre à la hanche, l’autre encore à la cheville, la cuisse, le tendon de la cheville, le talon d’Achille, le dos, les fesses, le ventre, le dessus du pied…Généralement, on a même pris deux symptômes minimum dans la liste, voire trois ou quatre quand comme moi on est une souris: hanche, genou et tendon de la cheville…Et un peu le dos pour la classe !

Il ne faut pas non plus espérer affuter son corps pour courir 42 bornes sans souffrir. On ne se le dit pas tout de go, mais on se doute bien. Ceux qui ont couru nous mettent en garde, plus ou moins avec humour pour ne pas nous faire furieusement flipper.  Mais au fond, on se scrute, on se regarde, on se sourit, on sait que dans quelques mois, on va vivre tous ensemble un grand moment de solitude pour chacun, qu’on finisse en 3H ou en 5. C’est pour ça que pour le moment, on se donne encore le droit de manger des pizzas dans la même boite, boire une bière et faire comme si tout allait bien se passer…

Mais rassurez-vous. Personne n’est dupe.

 

 

 

 

J’ai la rate qui s’dilate. J’ai le foie qui est pas droit. J’ai le ventre qui se rentre…

Oyez Oyez ! Bilan du week-end: samedi 10, 5 kms en grosse galère ( saignement du museau, fatigue générale, sensation de mort imminente…Oui enfin j’exagère un peu, soit ) et dimanche 23,5 kms. La sortie d’hier à 23,5 bornes à piqué bien fort dans le dedans (on va y revenir) et voici son détail. pourtant, j’ai pas couru vite… La sortie longue du dimanche matin by ansouris at Garmin Connect – Details

Ce week-end, donc, et plus précisément dimanche, j’ai appris à mes dépens, un truc moyennement sympa…La course à pied peut occasionner des désordres intestinaux plus ou moins sévères…C’est pas très glamour mon affaire en cette jour de Saint Valentin ( qui est aussi mon anniversaire, alors j’ai le droit !) mais ça mérite d’être dit pour éviter à d’autres débutants de mon espèce de subir le même sort malheureux. Si vous envisagez de courir comme un dératé, évitez de manger une heure avant et si possible pas trop solide pour aider un peu ( en principe, on doit manger 3 à 4 heures avant)…Moi bien entendu j’ai grignoté des pains au lait et trois quart d’heure après, boum, on est partis plein de fougue et de volonté. Si vous envisagez de courir longtemps, pensez aussi à boire…pendant ! Pas trop froid, pas trop sucré, et en petites quantités. C’est ballot mais quand on souffre comme une bête, le temps passe si vite à côtoyer la mort qu’on oublie le reste…Enfin autre chose que j’ai appris et que je vous livre sans détour.

Qu’est ce que l’effort produit au niveau du tube digestif ? Bonne question !Lors de l’effort, l’oxygène transporté par nos globules rouges va se diriger préférentiellement vers les muscles actifs pour subvenir à leurs besoins par deux mécanismes :

Augmentation du débit sanguin, (quantité de sang éjecté par le cœur en litre par minute), par augmentation de la fréquence cardiaque entre autre. Ce débit qui est 5 litres par minutes environ au repos, va passer à 25 l/mn jusqu’à 40 l/mn pour certains athlètes de haut niveau. ( ça c’est moi donc !)

Redistribution du sang à l’effort des organes inactifs vers les organes actifs (les muscles). Au repos les muscles ne reçoivent que 15 % du débit cardiaque, le reste étant dirigé vers les viscères (tube digestif, foie, rate, reins), le cœur et le cerveau. Lors de l’exercice maximal, les muscles vont recevoir jusqu’à 90% du débit cardiaque, le cœur et le cerveau ont eux des débits maintenus pour un bon fonctionnement alors que les viscères vont voir leur débit sanguin diminuer jusqu’à 80% dans certain cas par rapport à leur valeur de base.

La réduction du débit sanguin intestinal est aggravé par la déshydratation ( bien joué le souris qui n’a rien bu!) et persiste à l’arrêt de l’effort environ 1 heure( c’est ça ! J’ai eu mal toute la nuit !!!). La déshydratation est donc un facteur favorisant la survenus des troubles digestifs à l’effort. A ces troubles de la vascularisation s’ajoutent les effets des microtraumatismes sur les viscères abdominaux. En effet, en course à pied, les appuis au sol provoquent des vibrations qui se transmettent à tout le corps dont le système digestif, ce qui explique que la fréquence de ces troubles est nettement moins élevée dans des activités d’endurance où les contraintes mécaniques sont moins importantes tel que la natation le vélo ou le ski de fond ( Jackpot!).

Certains médicaments comme les anti-inflammatoire ou l’aspirine qui sont souvent pris par les sportifs pour soulager les tendinites ou atténuer les courbatures peuvent déclencher ou aggraver une pathologie au niveau de l’estomac….(Et m***…Qui a pris un Ibuprofène avant de partir pour pas avoir mal aux sésamoides entre autres??! MAIS BRAVO LA SOURIS !)

Le manque d’entraînement. Plus l’exercice est intense et effectué par un sportif novice plus les troubles digestifs sont nombreux. L’entraînement progressif a donc des effets préventifs sur la survenue des troubles digestifs….(Comment ça je suis une novice ! Tu sais ce qu’elle te dit la novice??! Non ?! Bah « aie »…)

Les spasmes, le sang, tout ça c’est donc « normal » , pas sexy, mais normal, et on n’hospitalise qu’un cas sur mille.  Nous voila rassurés ! Néanmoins, si en suivant bien toutes les recommandations, ça ne passe toujours pas, le médecin pourra donner un pansement intestinal, genre notre ami le Smecta, copain également des soirées de notre jeunesse…Souvenirs…

Si le sujet vous passionne, vous trouverez un article très exhaustif ici

En attendant, aujourd’hui pour mon anniversaire, exceptionnellement, je me re-po-se ! 🙂

Reprise difficile by ansouris at Garmin Connect – Details

Reprise difficile by ansouris at Garmin Connect – Details

Voyons voir si ça marche cette affaire de Garmin Connect…Si oui, vous pouvez voir ci-dessus ma sortie d’hier, loin d’être terrible, mais semaine de reprise, bis repetitas. 17 bornes, 2H en gros…L’important à ce stade, c’est d’accumuler du kilomètre, dixit le coach chat ! Sinon j’ai tout réussi à régler sur ma montre, je suis SUPER FIÈRE de moi. Certes. Il m’en faut peu…

Agonie: Nom féminin.Moment qui précède immédiatement la mort…

Me voici donc repartie dans les bois, la nuit, sans lampe, parce que c’est plus marrant.( Ou pas?). Nimbus 12 aux pieds, vous avez tout bien suivi cette fois. Après 3 semaines d’arrêt, ce que je peux dire c’est: Aie. Et aussi, AIE ! Le vélo en salle, le stepper, c’est bien gentil tout ça, ça donne sans doute bonne conscience, ça gratte de la calorie, mais ça n’aide pas des masses à…courir. Comme l’a mentionné un de mes commentateurs, pour bien courir, il faut courir, CQFD. Et donc hier, c’était une grosse galère en barres de 12 en acier massif. Au départ, je suis partie comme une trombe, enfin tout est relatif: dans les 11,5 kms ce qui pour moi est rapide ! Mais passée cette étape d’euphorie éphémère, j’ai senti mon corps et précisément mes poumons se rappeler à mon bon souvenir. En prime, il faisait froid et humide, ce qui n’aide pas trop.

Mes chaussures tiennent leur promesse en revanche, je sens toujours une fragilité du sésamoide, mais l’amorti est vraiment top, on s’enfonce dans le gel, c’est assez extatique- et hier, faut avouer, c’était bien le seul truc ! :- ) On a bouclé 13 bornes, en 1H10. Je ne suis pas bonne en calculs savants mais je crois que c’est pas terrible. Mais enfin bon, séance de reprise= excuse. J’espère récupérer un peu dans les jours qui viennent, l’essentiel étant que mon pied semble tenir le coup dans un premier temps. (Faut dire, c’est pas faute de lui avoir offert le top du top à celui-là ! Quel bourgeois ce pied droit !)

Sinon au rayon achats, notre foyer se « fashionvictimise » mon chat m’a offert une jolie montre, vu que celle de Décathlon était toute moisie et qu’on devait l’ouvrir une fois sur deux pour tout reset.  La nouvelle venue est donc une Garmin FR 60. J’ai rien compris aux réglages, normal, du coup hier, j’ai pas eu mon coeur tout le temps, la vitesse me semble un peu mal calibré pour le moment, mais je vais bosser le tutoriel que j’ai trouvé sur le net.

Il y a aussi une jolie clef USB, j’imagine pour télécharger un soft. ( Sagace esprit de déduction!) En tous les cas, elle est sympa. Par contre le bidule qui écoute le cœur, c’est pas très agréable à porter et ça glisse: je dois l’avoir mal mis aussi. Décidément, pas au top la souris mais je vais tâcher de tout bien comprendre et je vous dirai. Pour le moment, ça écoute les battements de mon estomac…Moyennement utile vu qu’il est toujours enclin à grignoter un truc, ma tactique consistait jusque là à le traiter par l’indifférence, mais s’il se sent observé, il a pas fini de me prendre la tête ! ;- )

Enfin au rayon « couillonnades » et autres fadaises, j’ai trouvé un truc rigolo, dont je doute de l’efficacité mais c’est tellement mignon ! Un petit bracelet qui soit disant dispense des ions négatifs minéraux je sais pas quoi précisément, mais censé donner des bonnes énergies. Cessez de rire,oh la la !

Jetez un petit œil si le cœur vous en dit. Ca sert à rien, on est d’accord. Éventuellement un effet placebo. Et c’est rose.Ou bleu. Pour aller avec le reste…